lundi 12 janvier 2009

13 - 3 : Neuf




13 – 3


Bien que le ciel magnifique ait été posé au-dessus de ma tête, je ne pouvais le toucher que du bout de mes rêves. Je n’ai réellement connu que la terre et l’enfer. Les deux sont étroitement liés. Le gouffre n’est-il pas le fait de l’insatiable volonté humaine de repousser les limites de sa nature ? La nature qui est à sa portée ne le contente que rarement. Il lui faut viser l’inaccessible pour escompter s’assouvir.


Les muses ont taquiné mon désir de connaissances. Elles m’ont procuré l’amour nécessaire à supporter le destin. J’ai étudié leurs matières.

J’ai fait preuve de multiplicité afin de mieux comprendre les autres. C’est en m’offrant à eux que je me suis trouvé. Il m’a fallu m’extirper de mon petit nombril pour avoir foi en l’universalité. J’ai souhaité la vraie solidarité et les songes apaisants. Par une belle nuit d’été, j’ai assisté ébloui à une pluie d’étoiles filantes.



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